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Les réseaux sociaux, des outils pour l’agriculture

À l’occasion de son assemblée générale annuelle (Animée par Tribus Virtuelles) , la section agricole du Crédit Mutuel de Bretagne s’est intéressée aux réseaux sociaux. Et à l’usage qu’en font les agriculteurs. Une édition 2018 dans l’air du temps.
Nous reprenons ici l’article relatant notre animation pour la Table ronde Agriculture et réseaux sociaux  ( voir journal Paysan Breton du 27 avril 2018 )

Créée en 1926, la branche agricole du Crédit Mutuel de Bretagne constitue en elle-même une forme de réseau. Composée exclusivement de professionnels de l’agriculture, elle réunit des femmes et des hommes qui s’engagent pour le développement de l’agriculture bretonne, participent à la définition et à la mise en œuvre de la stratégie agricole du CMB et représentent ce dernier auprès des organisations professionnelles agricoles.

Pour évoquer la thématique très actuelle des réseaux sociaux et leur utilité pour les agriculteurs, la section morbihannaise de la CBCMA, présidée par Patrick Bellego, a fait appel à Yvonig Le Mer. Pionnier des réseaux sociaux, cet ancien community manager de la Chambre d’agriculture du Morbihan, aujourd’hui consultant formateur, rappelle que « le monde agricole est super connecté ». Parmi les réseaux les plus connus, figurent Facebook, Twitter, Instagram et Snapshat. Si leur utilisation peut se révéler très efficace, « il convient de faire attention à ce que l’on y publie à titre professionnel », prévient Yvonig Le Mer.

Album, vitrine et tribune

Trois agriculteurs sont là pour témoigner de leur pratique des réseaux sociaux. Et elles sont des plus diverses. Vincent Luherne, éleveur laitier installé en Gaec sur l’exploitation familiale à Sulniac, est un assidu de Twitter. Il aime y partager son quotidien, à travers des vidéos et des photos prises avec son Smartphone. « Cela m’apporte une ouverture, cela m’a permis de rencontrer d’autres agriculteurs, différents organismes ». Avec son épouse Isabelle, Gurvan Bourvellec est à la tête de la ferme fromagère de Suscinio, à Sarzeau, où le lait du troupeau Bretonne Pie Noir est transformé en tome de Rhuys. Pour lui, l’usage est clairement professionnel. « Une grande partie de nos clients est située en ville. Facebook permet de montrer ce qui se passe sur l’exploitation, de créer un réseau et donc de vendre nos produits ».

Jean-René Menier, « twittos » confirmé, annonce la couleur sur son profil. Les mots clés céréales, colza et légumes y côtoient FDSEA 56 et Chambre d’agriculture. Au rythme moyen de trois tweets par jour, l’agriculteur de Mauron poste en ligne aussi bien des vidéos illustrant la mise en terre des plants de brocolis sur ses parcelles que des prises de position sur des sujets d’actualité agricole.

Vincent Louherne, Gurvan Bourvellec et Jean-René Menier, trois agriculteurs aux profils différents mais tous utilisateurs des réseaux sociaux.
Vincent Louherne, Gurvan Bourvellec et Jean-René Menier, trois agriculteurs aux profils différents mais tous utilisateurs des réseaux sociaux.

Une connexion de qualité

Ces trois témoignages illustrent des approches distinctes des réseaux sociaux avec des attentes différentes. Pour autant, chacun d’entre eux y a trouvé ce qu’il était venu chercher. Et tous trois s’accordent pour souligner que : « Les agriculteurs sont quand même les mieux placés pour parler de ce qu’ils font ! » Un credo que la Caisse de Bretagne fait évidemment sien puisqu’elle le décline avec succès depuis des décennies dans la sphère bancaire. Et aujourd’hui, il se renforce encore. Une connexion à « haut débit » qui facilite les échanges.

Grâce à leur vidéo, les élèves de la MFR de Questembert décrochent le premier prix départemental du concours Agrigame : un chèque de 1 000 euros pour financer un voyage d’études.
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